Les regrets de l'association ...

LES REGRETS DE L'ASSOCIATION ENFANCE ET JEUNESSE.

L'association Enfance et Jeunesse prend acte de la décision de la municipalité, validée par le DASEN (Directeur des Services Académiques de l'Education Nationale), de revenir à 4 jours dans les écoles maternelles et élémentaires de la commune.
Cette délibération, suite au résultat des votes dans les conseils d'école, a été adoptée à l'unanimité au cours de la réunion de Conseil municipal du 31 janvier 2018. 

Lors de son  Conseil d'Administration du 5 avril, la majorité des membres présents a regretté cette décision et tient à faire part de certaines remarques.

En effet, ce retour aux 4 jours entraîne la suppression des TAP (Temps d'Activités Périscolaires) dont la mise en place a nécessité un investissement important des salariés de l'association, tant en amont de la réforme des rythmes scolaires, pour présenter des activités de qualité, (depuis 2014 dans les 3 écoles publiques et en 2015 pour l'école privée), que dans l'organisation et l'encadrement des TAP.

D'une part l'intérêt de l'enfant (meilleures conditions d'apprentissage et activités de découverte) ne nous semble pas pris en compte. Les derniers chiffres montrent une fréquentation en hausse, ce qui représente pour l'association un gage de qualité (267 enfants sur 290 en maternelle, soit un taux de 92%, et 413 sur 492 en élémentaire, soit un taux de 84%, depuis le début de l'année scolaire jusqu'à ce jour).

D'autre part, cet abandon a pour conséquence directe le licenciement  des salariés TAP (13 personnes)  et de 2 salariés permanents et contraint l'association à une gestion financière au détriment de la gestion humaine. 

Par ailleurs cette situation pose la question (la limite?) du bénévolat car des bénévoles se retrouvent, en tant qu'employeurs, dans l'obligation de prendre des décisions douloureuses, à savoir de licencier du personnel, comme dans une entreprise. 

L'association est consciente de la baisse des dotations financières de l'état, mais note que d'autres municipalités ont opté pour le maintien de la semaine à 4 jours et demi, comme celle d'Angers, pour n'en citer qu'une. Plus qu'un choix budgétaire cette décision nous apparaît être un choix politique.

Néanmoins elle sait également la confiance que la municipalité lui accorde et espère continuer à travailler avec elle en bonne intelligence.